Texte de Shaykh Abdullah Althaparro Al Faransi Al Maliki

Texte de Shaykh Abdullah Althaparro Al Faransi Al Maliki

 

 

La coutume des gens de Madinah dans l’école malikite

et les arguments du Sadl

(laisser pendre les mains pendant la prière)

Tiré du livre

« Al Waraqat » de l’imam des haramayn, Avec son commentaire »

par Shaykh ‘Abd-Allah Althaparro al-Faransi

 

 

103) Comme le moutawatir, la pratique des gens de Madinah est un argument (houjjah),  à cause de ce qu’ils ont acquis.

104) comme connaissance de la dernière chose qu’a fait le Prophète. C’est pour cela qu’elle est prise en compte dans l’école.

                Le consensus (ijm’a) des gens de Madinah l’illuminée sur ce qui ne peut etre le fruit de leur opinion propre (ra’y) est un argument indiscutable, même si à l’origine l’ijm’a qui est qualifié d’infaillible est celui de l’ensemble desmoujtahidoun de la communauté, car il est une transmission moutawatir du dernier des états de l’Envoyé d’Allah, bénédiction et salut d’Allah sur lui. C’Est pour cela que ce qu’a rapporté la totalité des moujtahoun deMadinah, qui sont des sahabah (compagnons) ou des tabi’oun (leurs suivants), prime sur le khabar ahad. Parmi ce qui fait prévaloir le fait de leur ijm’a soit un argument, contrairement à l’ijm’a des autres, comme celui des gens de Koufah et Basrah et celui de la maison prophétique (ahl albayt), il y a le fait qu’ils soient les gens les plus savants sur la révélation, étant les habitants de son sanctuaire, car la précision y est facile.

                Il fait partie de la pratique des gens de Madinah la prévalence du sadl, c’est-à-dire de laisser pendre les mains pendant la prière, sur le qabd rapporté par Malik dans un hadith de Sahl Ibn Sa’d : « on ordonnait aux gens que l’homme mette sa main droite sur son avant-bras gauche pendant la prière », car Ibn Abi Chaybah a rapporté de ‘Amr ibn Dinar : « Ibn Zoubayr laissait pendre ses mains lorsqu’il priait », et Ibn Zoubayr était le chef de Madinah et dirigeait les gens dans la prière, et s’ils n’étaient pas d’accord avec lui sur ce point ils l’auraient critiqué. Malik a dit dans la version d’ibn alqasim de la Moudawwanah, lorsqu’on le questionna à propos duqabd : « je n’ai pas connaissance de cela », ce qui aurait pour sens : « je ne le connais pas comme étant une pratique des gens de Madinah dans la prière obligatoire », et sa version est préférée aux autres. Le sadl est donc la dernière chose qu’aurait faite le Prophète, bénédiction et salut d’Allah sur lui, comme le prouve la pratique des gens de Madinah. Le sadl est l’avis prépondérant (machhour) de l’école. ‘Aliyy ainsi que ‘abd Allah ibn ‘Oumar, qu’Allah soit satisfait d’eux, pratiquaient le sadl également. L’imam Malik a aussi évoqué dans sonMouwatta’ le hadith du khiyar almajlis (possibilité de résilier le contrat tant que l’on n’est pas séparé), puis a dit à sa suite : « la pratique chez nous y est contraire », C’est-à-dire que la pratique des gens de Madinah est préférée au hadith ahad ; il a donc évoqué le hadith afin que l’on ne s’imagine pas qu’il ne lui est pas parvenu. On dit même pour le hadith du qabd.

Source :page 89-91 du livre « Al Waraqat » de l’imam des haramayn, Avec son commentaire par Shaykh ‘Abd-Allah Althaparro al-Faransi

Disponible ici : http://deuxorients.com/waraqat-l%C3%82%E2%80%99imam-alharamayn-p-251.html

Blog de Shaykh ‘Abd-Allah Althaparro al-Faransi: http://alfoulk.wordpress.com/

 

 

Introduction du livre:

Le premier livre traditionnellement étudié dans la science des fondements du droit musulman (ousôul alfiqh) est un court traité intitulé alwaraqât. Son auteur, l’imâm des haramayn Aljouwayniyy, est né en 419 h. (1028) près de Naysâbôur (en actuel Iran) et y est mort en 478 (1085).
Extrêmement concises et hermétiques, les waraqât s’avèrent difficiles d’accès pour les néophytes. Nous en présentons ici une version versifiée dans laquelle les divers sujets traités dans l’original ont été réorganisés et clarifiés. Le poème est accompagné d’un commentaire évoquant les avis relatifs à l’école de l’imâm Mâlik et étayant les questions traitées d’exemples tirés du Qour’ân et de la Sounnah.

Source : http://alfoulk.wordpress.com/bibliographie/

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