Explications du Docteur en hadith Abderrahmane Taleb Membre du haut conseil islamique d’Algérie

Explications du Docteur en hadith Abderrahmane Taleb (Membre du haut conseil islamique d’Algérie)

Extrait de son épître intitulé : « le Qabd et le Sadl sont tout deux des caractères traditionnels de la prière »

Première question : « Est-il rapporté des hadiths sur le fait de poser la main droite sur la gauche durant la prière ? »

Réponse : « Oui, Sidi Mohamed El Mekki ibn ‘Azzouz Tounsi à dit dans son épître : « Il y a environ 20 hadiths à ce sujet (Qabdh) qui proviennent d’environ 18 compagnons (qu’Allah les agrée), la plupart sont valides (Sahih) et bon (Hassan) et ceux qui n’atteignent pas ce degré sont élevés par le soutien de leur conformité ».

Mais en fait Cheikh Mohamed ‘Abid ibn Cheikh Housseïni, le Mufti malékite de La Mecque a répliqué par son écrit intitulé « La parole tranchante sur la consolidation de la tradition de l’allongement des bras » dans lequel tous les arguments et les références ont été méticuleusement décortiqués, et en conclusion concernant le caractère valide de la plupart des hadiths sur le fait d’empoigner les bras (Qabdh), il dit :

« En réalité le Qabdh n’a pas été rapporté selon des voies valides, il n’y a pas ce qu’il prétend, la seule voie valide est celle de Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) qui est rapporté dans le Mouawatta (de l’Imam Malik), ainsi que Boukhari et Mouslim et l’énoncé du hadith avec sa chaîne est la suivante : Il est rapporté par Abdallah ibn Maslama selon Malik selon Abou Hazm selon Sahl ibn Sa’d (qu’Allah les agrée) qui a dit : « Les gens ordonnaient que la personne pose la main droite sur le poignet gauche pendant la prière ». Ibn Hazm a dit : « Je ne sais pas s’ils rattachent cela au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ».

Le Mufti Malikite a dit : « En résumé les hadiths traitant du Qabdh ne sont donc ni en majorité valides, ni même de la catégorie des bons (Hassan) ni ne sont exempts de faiblesse, mais ils varient entre les hadiths fixés à un compagnon (Maouqouf), entre l’instable (Moudtarib) et le faible (Da’if) comme vous avez pu le constater ».

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Deuxième question : L’aspect traditionnel du Qabdh est établi par des hadiths divergeant quant à leur degré, mais existe-t-il des hadiths qui montrent l’aspect traditionnel (Sunna) de l’allongement des bras (Sadl) ?

Réponse : « Oui, il y a des hadiths valides qui ne sont pas touchés par le caractère instable et faible que l’on retrouve dans les voies de transmission des hadiths sur le Qabdh. Le premier hadith est celui sur la personne qui a mal fait sa prière : Ibn Battal a dit dans son commentaire de Boukhari :

« L’argument de ceux qui réprouvent (Makrouh) le Qabdh est que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a enseigné la prière à quelqu’un qui l’avait mal faîte et il n’a pas mentionné la posture du Qabdh, le hadith est le suivant :

« El Hakem a rapporté dans El Moustadrak selon une chaîne valide selon le compagnon Rabi’a ibn Rafi’ (qu’Allah l’agrée) qui était assis auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lorsqu’un homme entra dans la mosquée et pria. Quand il a fini sa prière, il vint saluer le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et le groupe.

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui a dit : « Ainsi qu’à toi. Retourne, va prier, car tu n’as pas prié ». Il dit : « Il retourna donc et nous regardions sa prière sans savoir ce qui l’avait rendue défectueuse. Lorsqu’il a fini sa prière, il vint, salua le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et le groupe et alors le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui a dit : « Retourne, car tu n’as pas prié » et il a évoqué cela deux ou trois fois. L’homme lui demanda : « Je ne sais pas ce qui a rendu ma prière défectueuse ».

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit alors :

« L’un d’entre vous ne peut parfaire sa prière tant qu’il n’a pas accompli les ablutions tel que l’a ordonné Allah. Il lave son visage et ses mains jusqu’aux coudes, il essuie sa tête avec ses mains et ses pieds jusqu’aux chevilles.

Ensuite il prononce la formule de Takbir (dire : >Allahou Akbar) louange Allah et le glorifie et il récite du Qoran ce qu’Allah lui permet, ensuite il prononce le Takbir et s’incline en posant la paume de ses mains sur ses genoux jusqu’à ce qu’il immobilise tranquillement ses membres et se maintienne droit.

Ensuite il se relève en disant : « Dieu entend celui qui le loue » et il reste debout ainsi jusqu’à ce que ses articulations retrouvent leurs places. Ensuite il reste bien droit et il prononce le Takbir en se prosternant. Il laisse son front en prosternation jusqu’à immobiliser tranquillement chacun de ses membres en restant droit.

Ensuite il prononce le Takbir et relève sa tête prenant une position assise jusqu’à ce que ses membres s’immobilisent tranquillement et reste droit ». Il décrivit ainsi de suite la prière jusqu’à la finir ensuite il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « La prière d’une personne ne peut être complète que s’il l’accomplit ainsi ». El Hakem a dit que ce hadith est valide (Sahih) selon les critères de Boukhari et Mouslim en définissant sa voie de transmission.

C’est pour cela, et Allah est le plus savant, que l’Imam Ibn Qassar a argumenté au sujet du Sadl suivi par Ibn Battal, car le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a enseigné à celui qui a mal fat sa prière sans lui évoquer la posture du Qabdh alors que par là même il lui mentionna les actes traditionnels et méritoires. Comment se pourrait-il que le Qabdh soit un aspect traditionnel (Sunna) si le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ne le lui enseigne point alors qu’il lui inculque pourtant les actes traditionnels de la prière.

Remarque : Il existe deux versions de ce hadith et deux aspects : La première est celle que nous venons de voir et la seconde selon la version d’Abou Houreyra (qu’Allah l’agrée) ne mentionne que les actes obligatoires sans évoquer les actes traditionnels, c’est d’ailleurs à cause de ce hadith que Zine El ‘Iraqi, le Cheikh d’Ibn El Hajj, avait dit dans le commentaire de Tirmidhi : « Il n’y a pas de preuve dans le hadith de celui qui a mal faîte sa prière qui permette de justifier le caractère non souhaitable (Makrouh) de la pose de la main droite sur la gauche durant la prière, car le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’a mentionné que les actes obligatoires pour que ce soit plus facile à retenir sans ne mentionner aucun acte traditionnel (Sunna). »

Cheikh Mohamed ‘Abid, le Mufti malikite de La Mecque, précisa : « Il ne fait pas de doute que si El Iraqi l’avait vu ou s’en était rappelé, il aurait alors reconnu qu’il y a effectivement une preuve, car dans cette version il y est bien mentionné les actes traditionnels (Sunna) comme méritoires et autres ». Fin de la remarque.

Parmi les actes traditionnels qui sont évoqués dans ce hadith il y a : poser les paumes des mains sur les genoux, les Takbir (autre que le premier), le Tasbih, la formule : « Dieu entend celui qui le loue » dans l’inclinaison, se relever de l’inclinaison…

Le deuxième hadith est celui du compagnon nommé Abou Houmeïd Sa’di (qu’Allah l’agrée) qu’à rapporté Boukhari dans le Sahih ainsi que Nassa-i, Abou Daoud et d’autres qu’eux. L’énoncé d’Abou Daoud est le suivant :

« Misded nous a rapporté selon Yahiya selon Mohamed ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée) selon ‘Ata-a qui a dit : « J’ai entendu Abou Houmeïd Sa’di (qu’Allah l’agrée) dire en présence des compagnons et parmi eux se trouvaient Abou Qatada (dans une autre version : ainsi qu’Abou Houreyra et Mohamed ibn Maslama et Sahl ibn Sa’d (qu’Allah les agrée) et d’autre qu’eux) : « Je suis mieux informé que vous sur la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ». Ils lui demandèrent : « Et pourquoi donc ? Tu ne le suivais pas mieux que nous et tu ne lui as pas tenu compagnie plus que nous, montre voir ».

Il leur montra en disant : « Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)> lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il levait ses mains jusqu’à hauteur des épaules ensuite il prononçait le Takbir et il stabilisait chaque membre à sa place de façon pondérée, ensuite il récitait, puis il prononçait le Takbir et levait les mains jusqu’à hauteur des épaules de façon pondérée et il s’inclinait en posant ses paumes sur ses genoux et il restait un temps équivalent, ni il baissait ni il levait sa tête.

Ensuite il levait sa tête en disant : « Dieu entend celui qui le loue », ensuite il levait ses mains jusqu’à hauteur des épaules de façon pondéré ensuite il prononçait le Takbir et tombait à terre en posant ses mains de chaque côté, ensuite il relevait sa tête en pliant le pied gauche et en s’asseyant dessus et il relâchait les orteils lorsqu’il se prosternait, ensuite il prononçait le Takbir et se relevait en pliant le pied gauche et s’asseyant dessus et il stabilisait chaque membre à sa place ensuite il fait la même chose avec l’autre, ensuite il se relève de ses deux cycles de prière (Rak’a) puis prononce le Takbir et il lève ses mains à hauteur des épaules tout comme il l’avait fait au commencement de sa prière et il agit ainsi tout le restant de sa prière jusqu’au moment où il se retrouve assis dans la position de la salutation où il recule alors son pied gauche en s’appuyant sur son flanc gauche ». Tous lui dirent alors : « Tu as parfaitement raison, c’est ainsi qu’il priait ».

Ce hadith a été rapporté par Ibn Hanbal et comme on peut le constater il s’agit d’une preuve probante concernant l’allongement des bras (Sadl) car Abou Houmeïd (qu’Allah l’agrée) l’a utilisé comme argument devant la contestation des compagnons (qu’Allah les agrée) lorsqu’il leur a affirmé : « Je suis mieux informé que vous de la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) » et qu’ils ne lui cédèrent point ce fait, lui objectant : « […] tu ne le suivais pas mieux que nous… »

Ainsi, ils ne s’inclinèrent que lorsqu’il leur décrivit avec précision la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec les actes traditionnels (Sunna) et obligatoires (Fard) sans rien épargner de ce qu’il savait. C’est alors qu’ils lui déclarèrent : « Tu as parfaitement raison » et ils lui concédèrent sa prétention.

Par conséquent, si le Qabdh faisait partie des caractéristiques de la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) alors les compagnons (qu’Allah les agrée) n’auraient pas manqué d’objecter en lui disant : « Ô Abou Houmeïd, tu n’as pas accompli (ou tu as oublié) le fait de tenir ta gauche par ta droite », car cela leur aurait fourni un argument en leur faveur dans ce contentieux où ils n’auraient laissé passer aucune lacune.

Or du fait justement qu’ils n’ont rien contesté, c’est qu’ils furent unanimes sur le délaissement du Qabdh dans la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et qu’il priait donc avec les bras allongés (Sadl) car tel était le fondement et le fondement n’a pas besoin d’être évoqué et s’y conformer c’est se conformer à ce qui a été statué par l’unanimité.

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Troisième question : Existe t-il à ce sujet de quoi expliquer et consolider le Hadith de Rifa’at et de Abou Houmeïd ?

Réponse : Oui, en effet en ce qui concerne l’explication du hadith de Rifa’at et celui de Houmeïd et de ses compagnons, le savant Mohamed ‘Abid, Mufti malikite, a dit : « Il est rapporté de Tabarani dans son Mou’jam El Kabir selon Mahboub ibn El Hasan ainsi qu’El Khatib ibn Jahdar selon Mou’adh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) qui a dit :

« Lorsque le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se levait pour prier, il levait ses mains au niveau des oreilles et il prononçait le Takbir puis ils les allongeaient, ensuite il se taisait ». Dans une autre version : « […] et parfois il tenait l’une par l’autre ».

Comme on peut l’observer, ce hadith peut être utilisé afin d’expliquer et de soutenir les deux hadiths précédents et il permet aussi de dénouer le nœud du problème et de mettre fin aux ouï-dire. En effet, le hadith de Mou’adh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) laisse parfaitement entrevoir que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a accompli les deux postures. De ce fait, au moment où il a fait le Qabdh certains l’ont vu et l’ont alors rapporté ainsi, et au moment où il a fait le Sadl certains l’ont vu et ils n’ont donc pas rapporté qu’il faisait le Qabdh. Par conséquent, chacun l’a rapporté selon une version et chaque Imam a ainsi sa preuve et chacun sait où s’abreuver.

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Quatrième question : Y a-t-il parmi les grands Imams ceux qui déclarent l’aspect traditionnel (Sunna) du Sadl ?

Réponse : Le Mufti malikite a dit ; « Constatons donc :

(1) L’Imam Ibn Qassar et, à sa suite, Ibn Battal qui ont soutenu le Sadl en considération du hadith de celui qui a mal fait sa prière rapporté par Rifa’at. De plus, l’Imam Ibn Battal a dit dans le commentaire de Boukhari que les savants ont divergé sur ce point, c’est à dire au sujet de tenir une main par une autre. Certains l’ayant considéré comme acte méritoire (Moustahab) alors que d’autres préfèrent l’allongement des bras (Sadl), cela a été rapporté par Abdallah ibn Zoubeïr (qu’Allah l’agrée).

(2) Il y a aussi ce qu’a rapporté Ibn El Qacem sur l’Imam Malek (qu’Allah l’agrée) dans El Moudawwana au sujet du fait de tenir sa gauche par sa main droite dans la prière, il dit : « Je ne connais pas cette pratique dans la prière obligatoire, mais dans la prière surérogatoire si elle se prolonge il n’y a pas de mal à le faire si c’est pour s’aider ».

La parole de l’Imam Malek (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Je ne connais pas cette pratique […] » c’est-à-dire que le Qabdh n’était pas pratiqué dans la prière par ses maîtres parmi les générations des suivants (Tabi’in) et ceux qui leur ont succédé tel que le célèbre Saïd ibn El Moussayeb (qu’Allah l’agrée) qui fait partie des sept plus éminents juristes de Médine et de même concernant Hassan Basri (qu’Allah l’agrée), Ibn Sirrin et Ibn Joubeïr, qui eux, ont côtoyé les compagnons (qu’Allah les agrée).

L’ensemble des musulmans est unanime pour affirmer que ceux-là étaient particularisés par leur scrupule, leur ascétisme et leur crainte qui était telle qu’il leur était impossible de diverger avec les compagnons (qu’Allah les agrée) que ce soit dans la parole ou dans les actes.

(3) L’Imam Ibn Rouchd a dit : « Les savants ont divergé au sujet de la posture consistant à poser la main droite sur la gauche pendant la prière. L’Imam Malek (qu’Allah l’agrée) a déclaré que cela est non souhaitable (Makrouh) dans les prières obligatoires, le permettant pour les surérogatoires. D’autres sont regroupés pour dire que cela fait partie des actes traditionnels de la prière.

La cause de cette divergence est qu’il y a des actes attribués aux compagnons (Athar) qui sont établis et dans lesquels il est mentionné les caractéristiques de la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Or il n’est point mentionné justement qu’il posait sa main droite sur la gauche, mais d’autre part il est mentionné que les gens ordonnaient de la faire. Il est rapporté aussi que cela fait partie des caractéristiques de la prière du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

D’autres savants ont spécifié que les deux postures sont établies par la Loi, tel Ibn AbdelBarr El Maliki dans son livre El Kafi qui a dit que toutes deux, que ce soit le Qabdh ou le Sadl font partie de la Sunna. El Amir a dit dans son épître Kaoukeb El Mounir : « L’affaire concernant le Qabdh des deux mains ou leur allongement est libre ».

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Cinquième question : Comment donc concilier le fait que l’Imam Malek (qu’Allah l’agrée) a retranscrit le hadith sur le Qabdh dans son Moua-ta alors qu’il déclare son caractère non souhaitable dans le Moudawwana ? C’est à dire entre ce hadith : « Les gens ordonnaient aux personnes de poser la main droite sur le poignet gauche pendant la prière » Ibn Hazm a dit : « Je ne sais pas s’ils rattachent cela au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) » et entre la parole dans El Moudawwana rapporté par Ibn El Qacem : « Je ne connais pas cette pratique dans la prière obligatoire ».

Réponse : Le Mufti malikite a dit, rapportant des savants en hadith (Mouhadithine), que celui d’entre eux qui rapporte un hadith, mais qui affirme pourtant le contraire de ce qu’il a rapporté cela est pour spécifier le caractère abrogé (Mansoukh) du hadith rapporté et c’est de cette démarche que résulte ce cas.

Le hadith sur le Qabdh, celui qui est rapporté selon Sahl (qu’Allah l’agrée), est retranscrit dans le Moua-ta par l’Imam Malek (qu’Allah l’agrée) et c’est de lui que ce hadith a été repris par Boukhari et Mouslim, et donc avec cela il a mentionné le fait de son caractère non souhaitable (Makrouh) dans El Moudawwana et du caractère recommandé (Moustahab) du Sadl. Or le Moudawwana dans sa rédaction est postérieur au Moua-ta et il est établi pour traiter des règles de jurisprudence contrairement au Moua-ta qui traite seulement des hadiths. Quant à sa parole : « Je ne connais pas cette pratique […] » comme il est rapporté dans El Moudawwana : « L’Imam considère le Qabdh comme non souhaitable dans les prières obligatoires, il a dit : « Je ne connais pas cette pratique dans les prières obligatoires ».

Il est très clair que les gens de Médine ne le pratiquaient pas ainsi, donc sa parole « Je ne connais pas cette pratique […] » veut dire « Je ne connais pas cette pratique chez les actes des Imams parmi la génération des Suivants (Tabi’ine) qui ont pour leur part recueilli leurs sciences des compagnons (qu’Allah les agrée) ». Or étant donné d’une part que le hadith sur le Qabdh est rapporté par lui et que c’est de lui qu’il a été rapporté par les deux Cheikh (Boukhari et Mouslim) et que d’autre part avec cela il a dit : « Je ne connais pas cette pratique […] », cela montre inéluctablement le caractère abrogé du Qabdh ». Fin de citation du Docteur Taleb Abdrahmane.

En conclusion, la posture du Qabdh et du Sadl entre dans le domaine des sciences dérivées (Fourou’) de la Loi et comme il est connu il n’est pas permis de critiquer l’une ou l’autre posture, car chacune a ses preuves et ses arguments. Ainsi, chacun choisit ce qui lui semble le plus convenable et toutes deux font bel et bien partie de la Sunna prophétique, mais en aucun cas il est permis de dire cela est la Sunna et cela ne l’est pas, car tel est la source de l’ignorance et de l’intolérance qui ne sied point à cette noble religion.

source : http://souboul-assakina.bbfr.net/t753-le-sadl-relacher-ses-bras-le-long-du-corps-en-priere

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