« Par exemple, si l’on regarde les images filmées jusque dans les années 60, l’on se rend compte que tout le monde baissait les mains pendant la prière »

sadl_maroc

Dans un entretient paru sur le journal La vie et Co,  Ahmed Toufiq (Ministre des Habous et affaires islamiques au Maroc)  répond à plusieurs questions. Une de ces réponses a particulièrement retenu notre attention.

Bon nombre de mutations ont été observées au niveau de la carte religieuse du pays. Assistons-nous  à un renouveau de l’islam traditionnel ? 
Ce n’est pas une affaire d’islam traditionnel ou pas, il s’agit plutôt de déterminer dans quelle mesure l’encadrement dispensé par les gestionnaires de la foi religieuse correspond aux préoccupations du moment : nous n’assistons pas à des mutations mais à des actualisations. Avant l’Indépendance, la société marocaine avait des repères très clairs, fondés sur la coutume et la tradition. Si quelqu’un apportait quelque chose d’étrange ou d’étranger, on le constatait tout de suite. Par exemple, si l’on regarde les images filmées jusque dans les années 60, l’on se rend compte que tout le monde baissait les mains pendant la prière, c’est ce qu’on appelle «assadl». Aujourd’hui, avec la télévision et l’influence orientale, la plupart des gens croisent les mains sur leur poitrine. En fait, la prière est valide dans les deux cas, car le Prophète, que le salut soit sur Lui, avait fait les deux, mais ce changement est significatif. La société d’avant les années 60 était conforme aux traditions. Après l’indépendance, les Marocains se cherchaient politiquement et la sensibilité, la conscience religieuse, ne devait pas échapper à cette recherche. Sur le plan politique, nous avons adopté ce qui circulait dans le monde, il se trouve que sur le plan religieux, il en était de même. Heureusement, dans cette affaire, l’institution Imarat al Mouminine a joué le rôle de pivot. Nous avons assisté à la création des causeries hassaniennes du Ramadan, celle du Conseil des oulémas, ainsi que qu’une série de gestes symboliques qui ont perpétué la tradition. Il y avait donc une volonté de maintenir la tradition, les coutumes des Marocains.

Ahmed Toufiq ( Ministre des Habou et affaire islamiques au Maroc)

source : Ahmed Toufiq : Tout le monde peut donner un avis mais ce ne sera pas une fatwa

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